La pose de fenêtres, portes-fenêtres et portes extérieures est un acte technique soumis à des normes précises, notamment le DTU 36.5. Ce document technique unifié définit les règles de l’art indispensables pour assurer une installation durable, étanche et conforme aux exigences réglementaires. Ne pas appliquer cette norme expose à des malfaçons, des problèmes d’étanchéité, et compromet la validité des garanties et assurances. Cette norme s’applique à tous les types de matériaux – bois, PVC, aluminium ou mixtes – et encadre aussi bien les constructions neuves que les opérations de rénovation. Elle fixe en détail les tolérances dimensionnelles, les méthodes de fixation, le calfeutrement et les protections contre l’eau et le vent.
- Le DTU 36.5 est obligatoire pour toute installation de menuiseries extérieures et sert de référence en cas de contrôle ou de litige.
- La préparation rigoureuse du support garantit une pose correcte et évite les ajustements coûteux en fin de chantier.
- Les fixations et calfeutrements doivent suivre des règles précises, adaptées au matériau et au type de mur, pour assurer la stabilité et l’étanchéité.
- Le respect des tolérances dimensionnelles évite les déformations, infiltrations et mauvais fonctionnement des ouvrants.
Ces points fondamentaux assurent la qualité technique de la pose et contribuent à réduire les risques de sinistres liés à une mauvaise étanchéité ou fixation. En maîtrisant ces critères, vous sécurisez l’exécution des travaux tout en facilitant la compatibilité avec les garanties décennales et les assurances habitation.
Pourquoi la norme DTU 36.5 s’impose-t-elle pour vos menuiseries extérieures ?
Le DTU 36.5 établit les règles pour la mise en œuvre des fenêtres, portes-fenêtres, blocs-baies et portes extérieures, indépendamment du matériau utilisé. Sa vocation est de garantir que la pose soit parfaitement adaptée au support et aux conditions climatiques exposant le chantier. Cette norme est ce qui distingue une installation pérenne d’une pose fragile susceptible de provoquer des infiltrations, des déformations ou une usure prématurée.
Une observation fréquente sur les chantiers non conformes est le recours exclusif à la mousse polyuréthane pour l’étanchéité, interdit par le DTU 36.5. La norme privilégie des solutions telles que les mastics extrudés, bandes de mousse imprégnée ou membranes spécifiques qui assurent une meilleure résistance au temps et aux agressions extérieures. Le respect du DTU évite également des fixations trop espacées ou mal positionnées, source de déformation des menuiseries.
Les trois points-clés que l’on constate systématiquement sur les chantiers conforme à la norme :
- Contrôles stricts avant pose : Vérification de la planéité, de l’aplomb et des dimensions de l’ouverture pour éviter tout bâti déformé.
- Fixations adaptées et bien réparties : Répartition maximale à 80 cm, points d’ancrage placés à moins de 10 cm des axes fonctionnels.
- Calfeutrement maîtrisé : Application de produits certifiés, protégés des UV et de l’eau, interdiction des mousses sensibles à la dégradation.

Comment organiser la pose de vos menuiseries selon le DTU 36.5 ?
Préparation : la base d’une pose réussie
La rigueur débute dès la préparation du chantier. Il faut procéder à un contrôle exhaustif du support en évaluant la planéité (minimum 28 mm), le niveau et la verticalité de l’ouverture. Les dimensions doivent être mesurées précisément, incluant largeur, hauteur et diagonales, pour garantir un ajustement parfait. Cette étape limite les interventions de correction en cours de travail, souvent longues et coûteuses.
Le nettoyage strict et la suppression de poussières ou corps étrangers sont indispensables avant pose. Un appui dégradé ou irrégulier doit être traité. Lorsque l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est installée, la pose en applique extérieure est privilégiée avec calfeutrement renforcé par membrane et mastic pour protéger contre les infiltrations.
Exécution : mise en œuvre des fixations et calfeutrements conformes
La fixation respecte les prescriptions suivantes : les points doivent être placés à moins de 10 cm des axes importants (rotation, condamnation) et espacés d’au plus 80 cm. Les fixations varient selon le support (béton, bois, terre cuite). L’usage de chevilles adaptées et pattes de liaison garantit la stabilité.
Le calfeutrement est réalisé à l’aide de mastics extrudés (classe 12,5E ou 12,5P, label SNJF), de bandes de mousse imprégnée conformes à la norme NF P 85-570, ou encore de membranes d’étanchéité spécifiques qui doivent être protégées des rayons UV et du ruissellement. L’emploi exclusif de mousse polyuréthane est exclu conformément au DTU.
Finition : vérifications finales et ajustements indispensables
Le contrôle de la pose inclut la vérification de la verticalité et de l’horizontalité du dormant, la régularité des jeux entre ouvrants et dormant, ainsi que l’alignement des diagonales. La norme préconise des tolérances précises pour éviter des contraintes mécaniques et les déformations prématurées.
En rénovation, le montage sur dormant existant exige une lame d’air minimale de 5 mm entre habillage et dormant, ainsi qu’une ventilation adaptée avec orifices supérieurs ou égaux à 50 mm². Il s’agit d’assurer la durabilité et la fonctionnalité de l’ensemble menuisé.
Quelles normes et précautions privilégier pour éviter les malfaçons ?
Le respect du DTU 36.5 est obligatoire et conditionne la validité des garanties décennales et couvertures d’assurance. Le non-respect, notamment en cas de sinistre, expose à des refus de prise en charge. Il convient d’utiliser des matériaux certifiés et adaptés comme des mastics labellisés et des fixations mécaniques homologuées. Le choix des outils professionnels adaptés améliore la qualité des opérations.
Les contraintes spécifiques liées à la zone climatique, à l’exposition au vent et à la pluie sont encadrées par le classement AEV (Air, Eau, Vent). Ce classement oriente le type de menuiserie à poser selon les recommandations suivantes :
| Zone climatique | Catégorie terrain | Classe A (perméabilité à l’air) | Classe E (étanchéité à l’eau) | Classe V (résistance au vent) |
|---|---|---|---|---|
| 1 (océanique) | Urbain | A3 | E4 | V2 |
| 3 (montagneuse) | Exposée | A4 | E7 | V3 |
| 4 (littorale) | Très exposée | A4 | E9 | V4 |
Les temps de séchage des mastics et membranes varient selon leur nature mais doivent impérativement être respectés pour garantir leur efficacité. En cas de doute, la location d’outils professionnels peut être envisagée afin de maîtriser la qualité d’exécution sur le chantier.
Quels contrôles et planning prévoir pour réaliser vos poses dans les règles ?
Le résultat final dépend du strict respect des fondamentaux. Avant la pose, contrôlez :
- La planéité et la verticalité des supports
- Les dimensions exactes incluant diagonales
- La conformité des fixations – nombre, positionnement, type
- Le calfeutrement appliqué selon les produits certifiés
- La protection contre les intempéries avec bavettes et membranes
En moyenne, le délai entre ouverture du chantier et réception pose-réglage s’étale sur 2 à 4 jours selon la complexité de l’ouvrage et les conditions climatiques. Ce planning intègre notamment les temps de séchage indispensables pour mastics et membranes.
Des contrôles post-chantier doivent porter sur :
- Absence d’infiltrations visibles
- Stabilité vérifiée des fixations
- Mouvement fluide des ouvrants sans contrainte
- Alignement conforme aux angles et plans
Une bonne planification et un contrôle rigoureux évitent les reprises longues et coûteuses. Adopter ces méthodes sécurise votre investissement et le patrimoine bâti.
La norme DTU 36.5 est-elle obligatoire pour tous les types de bâtiments ?
Oui, le DTU 36.5 est imposé pour tous les bâtiments neufs ou en rénovation partielle ou totale et pour toutes menuiseries extérieures, afin de garantir la conformité et la durabilité des installations.
Que faire en cas de rénovation sur un dormant existant ?
Il faut respecter une lame d’air d’au moins 5 mm entre le nouvel habillage et l’ancien dormant, assurer une ventilation suffisante, et vérifier la solidité et l’étanchéité du dormant existant avant la pose.
Quel type de calfeutrement est admis par le DTU 36.5 ?
Le DTU interdit la mousse polyuréthane seule. Les mastics extrudés, bandes de mousse imprégnée et membranes spécifiques sont les seules solutions admises, à condition d’être protégées des UV et du ruissellement.
Comment choisir les fixations adaptées au support ?
Le choix dépend du matériau du mur (béton, terre cuite, bois) et des recommandations du DTU qui précisent la distance entre points de fixation et leur emplacement, pour garantir la solidité.
Où se procurer le texte officiel du DTU 36.5 ?
Le DTU 36.5 est accessible auprès de l’AFNOR et du CSTB via leurs boutiques en ligne moyennant un coût, généralement entre 90 et 120 euros selon la version. Certaines fédérations professionnelles permettent un accès à tarif réduit.